J'ai hésité avant de chroniquer… et puis, tant pis, je me lance ! 

 

L'HISTOIRE : 

"Après quelques mois d'une passion enivrante et sans nuage, Marina sait qu'elle a enfin trouvé le bonheur avec Torsten. Mais un jour, le masque se fissure et il révèle son vrai visage. Emportée par ses sentiments, Marina pardonne inlassablement et s'habitue à l'inacceptable, jusqu'à se perdre et sombrer. "

 

MON AVIS :

Finalement, l'histoire est tristement banale, alors, pourquoi parle-t-on tant de ce livre ? Car on en parle, on en parle… 

 

- Tout d'abord, la plume est plutôt bonne, et surtout, elle est masculine, ce qui est rare, lorsqu'il est question de ce sujet.

- Ensuite, il faut l'admettre : ce livre, bien que sombre, n'en demeure pas moins très addictif ! 

 

Mes réticences : 

- Le livre aurait gagné en force, s'il n'avait pas utilisé les trois points de vue : en effet, Marina comme Torsten, ne sont pas convaincants lorsqu'ils s'expriment à la première personne, on ne perçoit pas les ressorts profonds qui les animent, et j'ajoute que Marina n'est pas un personnage attachant.

- Il est dit p. 22, au sujet de Michèle, sa mère : "Michèle, qui ne m'a jamais serrée dans ses bras, qui ne s'est jamais levée la nuit pour me rassurer quand mon armoire débordait de fantômes".

Et très honnêtement, cela me semble presque impossible, trop radical, pour ne pas dire caricatural…. C'est en tous cas, semble-t-il, cette carence affective qui mènera Marina à accepter de subir tant de violences psychologiques de la part de Torsten… 

 

- Quant à Torsten, parlons-en : il est compris par le lectorat, comme un "pervers narcissique". Or, il semblerait surtout que Torsten souffre lui-même d'un déséquilibre tel qu'il ne peut que faire souffrir. Il n'est pas dans la froideur calculée, et en cela, le livre est intéressant, car on le perçoit…. Mais on ne le perçoit pas dans le discours que tient Torsten, et qui d'ailleurs, comme celui de Marina, semble artificiel… On ne sait pas très bien à qui il s'adresse, d'ailleurs… 

 

LA FIN DU LIVRE : 

Sans vouloir trop en dire, là encore, il y a un quelque chose qui échappe au lecteur, une pièce manquante : on ne cerne pas le moment où quelque chose bascule (je ne dirai pas dans quel sens, lisez le livre, il en vaut la peine… ). Bref, cela fait un peu défaut, et c'est dommage… mais il est possible que ces parts d'ombre soient volontaires... 

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