J’ai encore pleuré ce jour,

De voir la pluie des haines se déverser

Et celle des « taisez-vous »

Voix qui criaient, les yeux fermés !

 

Qu’on leur bande les yeux

Pour qu’ils ne voient jamais

La justice dont ils ne voudront pas…

 

Ils crèveront leurs paupières

Plutôt que d’exiger un ciel bleu,

Non troué par les guerres

Ou bien les fausses paix.

 

Qu’on leur bande les yeux

Pour qu’ils ne voient jamais

La justice dont ils ne voudront pas…

 

Mais qu’ils se taisent, par pitié

Que ces voix

Cessent d’exiger un silence de mort,

Une folie sur laquelle ils s’assoient.

 

Qu’on attache leurs bras

Pour qu’ils cessent de piquer

La liberté, ces voleurs d’âmes

Et de paix.

 

Pour qu’ils cessent de piquer

Nos droits, nos lois et nos libertés,

Qu’on fasse taire ces voix

Liberticides !

 

Qu’on leur bande les yeux

Pour qu’ils ne voient jamais

La justice dont ils ne voudront pas…

Copyright Solange Schneider-Zalma

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